Communiqué inter-assos concernant les destructions à Saint Hilaire Cottes

2 ans après la destruction du campement, l’errance des personnes migrantes continue.
Les associations constatent les conséquences de décisions inhumaines le 24 septembre 2019. Le campement de Norrent-Fontes a été détruit en septembre 2017, par décision du maire et du préfet. Ceci alors que la justice avait empêché cette destruction à deux reprises, estimant qu’une telle action ne ferait qu’empirer les conditions de vie des habitant-e-s, pourtant déjà très précaires.
2 ans après, force est de constater que les juges avaient raison: les conditions de survie sont pires. Les personnes survivent maintenant dans les champs, entre Norrent-Fontes et Saint-Hilaire Cotte, sans avoir aucun lieu où se reposer, les bâches ou les tentes qui leur sont données par les bénévoles sont systématiquement confisquées ou détruites par les autorités, les arbres sous lesquels elles s’abritent de la pluie sont coupés. Ces êtres humains qui ont fui une des pires dictatures au monde sont épuisés par ce harcèlement et ne veulent même plus protester par crainte qu’il se durcisse encore.
S’il n’y a plus de camp à Norrent-Fontes, il y a encore des êtres humains qui survivent dans des conditions inhumaines à des décisions inhumaines. En notre nom. Accepterons-nous cela encore longtemps ?
Depuis deux ans, d’autres bidonvilles ont vu le jour dans le Béthunois, à Quernes et à Fouquières. Où les conditions de survie sont inacceptables et les droits fondamentaux ne sont pas respectés: pas d’eau, pas d’énergie, pas d’accès aux soins ou à une mise à l’abri.
Ailleurs en France, à Grande-Synthe, à Calais ou à Paris, les mêmes histoires d’expulsions et d’errances se répètent sans cesse. Avec à chaque fois une misère plus désespérée pour les personnes qui subissent ce harcèlement.
Quand est-ce que les autorités locales et préfectorales se décideront à prendre la mesure des conséquences de leurs décisions inhumaines ?

D’ici que ces messieurs dames des autorités ouvrent les yeux et soient honteux et honteuses de leurs actes et décisions et tant qu’il y aura des personnes victimes de cette politique inhumaine, nous, bénévoles des associations d’aide, seront là, aux côtés des victimes pour les soutenir et les aider à défendre leurs droits.
Nous avons besoins de de soutien !
Toute personne souhaitant s’engager dans l’aide aux repas, aux douches ou à l’hébergement est la bienvenue !
Association La Fraternité.
AMAB
Terre d’Errance

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