Tatinghem, Longuenesse, Salperwick, expulsions!!

Tatinghem, expulsion! Longuenesse, expulsion! Salperwick, expulsion! Les exilé.e.s qui (sur)vivent dans l’audomarois dans l’espoir de franchir la Manche subissent eux et elles aussi la politique de lutte contre les points de fixation. Après l’expulsion d’un campement situé dans un fossé de Tatinghem en décembre 2017,  les personnes exilées avaient réussi à se réinstaller 300 mètres plus loin sur un terrain vague de la ville de Longuenesse. En septembre, les habitant.e.s sont expulsé.e.s, et les abris et tentes détruits au cours de ce que les autorités ont appelé une opération de lutte contre les réseaux de trafic d’êtres humains; opération qui aura surtout permis de vider le campement de ces habitant.e.s et de le détruire…Un mois plus tard, après quelques autres tentatives d’installation, une dizaine de jeunes hommes, originaires du Kurdistan irakien, se sont installés sur un terrain situé sur la commune de Salperwick. Quelques jours après, le propriétaire accompagné des gendarmes locaux est parvenu à faire partir les personnes exilées. Une nouvelle mise à la rue, une nouvelle fois sans base légale. Les personnes exilées reviendront peut-être. Sans doute même. Les bénévoles locaux continueront à les soutenir comme ils et elles le font depuis plus de 10 ans.

La Voix du Nord // Migrant.e.s: quelle est la situation aujourd’hui à Steenvoorde?

Amélie Vermeulen | 13/10/2018

Depuis les démantèlements successifs, il n’y a plus de camp de migrants à Steenvoorde. «  À chaque fois qu’ils essaient de poser des tentes, c’est systématiquement emmené  », relève Damien Defrance, président de Terre d’errance, une association d’aide aux migrants. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de migrants. Certes, depuis les démantèlements et l’arrêté pris par l’État pour interdire le stationnement des poids lourds sur l’aire d’autoroute, ils sont beaucoup moins nombreux. Terre d’errance estime qu’ils sont actuellement «  une dizaine  ». Des chiffres que nous confirment les forces de l’ordre. Comme c’était le cas avant, ils arrivent des pays d’Afrique de l’est, du Soudan, d’Erythrée…

S’il n’y a plus de camp au Saint-Laurent, ce hameau de Steenvoorde éloigné du centre-ville continue pourtant de servir de refuge, une fois que les portes de la salle Saint-Joseph se referment, à 20 h. Les riverains que nous avons interrogés le confirment. «  Les migrants passent le matin et le soir, j’entends le chien aboyer  », rapporte un Steenvoordois. «  Cet été, j’ai dû m’arrêter net avec mon tracteur car il y avait un migrant qui dormait là, dans le champ, dans un sac de couchage  », raconte un agriculteur.

Terre d’errance continue d’assurer l’accueil de jour à la salle paroissiale Saint-Joseph, mais pour l’association aussi, le quotidien a évolué. «  Notre rôle a changé, confie Anne-Marie Defrance. Avant, on devait surtout gérer l’urgence, désormais on est davantage dans l’accompagnement individuel. J’aide actuellement des Érythréennes dans leur demande d’asile.  »

Un tournant dans l’accueil des migrants ?

Autre changement important, la convention signée en début d’année entre Terre d’errance et le Secours catholique. Celle-ci pourrait bien marquer un tournant : «  On entre dans une phase de normalisation  », nous confie une personne très au fait du sujet.

Cette convention, c’est une façon de pérenniser l’accueil de jour à la salle paroissiale. Mais on peut aussi y voir une volonté d’apporter un cadre plus strict, de régulariser l’accueil des migrants tout en limitant leur nombre. On sent également une volonté de mieux les intégrer, maintenant qu’ils sont moins nombreux. C’est un peu le sens des vestiaires que le Secours catholique veut mettre en place dans la Maison des sœurs, et qui seraient accessibles aussi bien aux migrants qu’aux Steenvoordois. Une tentative de rapprochement, en somme.

La Voix du nord // Migrants de Calais, un point de distribution de repas bloqué par des enrochements

Ce mercredi, des enrochements ont été installés route de Saint-Omer, là où chaque jour des repas sont distribués pour les réfugiés. 

Ce mercredi, des enrochements ont été installés route de Saint-Omer, à proximité du boulevard des Justes et de l’ancienne aire de covoiturage. À cet endroit, chaque jour, midi et soir, des repas sont distribués aux exilés par des associations d’aide aux migrants. «  On veut empêcher les regroupements et les squats qui peuvent s’y installer. L’endroit doit rester une zone naturelle et paisible.

« L’endroit doit rester une zone naturelle et paisible. Plusieurs riverains ont fait part de leur mécontentement »

Ces rochers ont pour but d’empêcher ces distributions. «  On veut empêcher les regroupements et les squats qui peuvent s’y installer. L’endroit doit rester une zone naturelle et paisible. Plusieurs riverains ont fait part de leur mécontentement  », explique Philippe Mignonet, adjoint à la sécurité à la mairie de Calais. Selon lui, c’est aussi une manière de préserver la zone, qui a été, ces derniers mois, le théâtre de nombreux faits divers  : une grosse rixe entre Afghans et Érythréens en février et la mort d’un migrant tué d’un coup de couteau en mars.

De son côté, l’Auberge des migrants, par le biais de François Guennoc, dénonce la manœuvre. «  On va partir un peu plus loin, on n’a pas le choix. Si ça amuse la municipalité de dépenser l’argent du contribuable, c’est son problème. Les migrants ont besoin de se nourrir  », explique-t-il.

Rapport de Médecins du Monde sur l’accès aux droits et aux soins des plus démuni.e.s en France

Médecins du Monde (MdM) publie son 18e rapport annuel sur l’accès aux droits et aux soins des plus démunis en France

17/10/18 – Depuis plus de 30 ans, les équipes de Médecins du Monde (MdM) interviennent en France et luttent pour l’accès aux droits et aux soins pour tous.  À l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, MdM publie son nouveau rapport annuel sur l’accès aux droits et aux soins des plus démunis en France. “18e rapport annuel, 18e constat implacable et persistant tiré de nos actions : le non-accès aux droits et à la santé en France contribue à exclure de plus en plus de personnes précaires du système de santé. Sur la base de données objectives, ce rapport témoigne des obstacles et des dysfonctionnements croissants dans l’accès aux soins et aux droits de ces personnes”, écrit MdM.
L’association se concentre sur l’action de ses médecins dans ses quinze centres de santé (CASO) en activité en 2017 où 24 338 patients ont été soignés. 12 000 autres personnes ont été approchées dans la rue. Majoritairement masculines, les personnes reçues sont principalement des ressortissants étrangers très jeunes. Plus de 98 % vivent sous le seuil de pauvreté. Elle souligne la hausse des mineurs accueillis dans ces centres, soit 3 477 en 2017, avec une moyenne d’âge de 10 ans. Un programme spécifique a été mis en place par l’organisme pour les aider dans leurs démarches. “L’absence de droits pour certaines populations” ou leur “non-application” sont deux arguments mis en avant par le rapport. La grande majorité des patients accueillis dans les centres ne disposent pas de couverture maladie : 13.3% seulement en possèdent une. Pourtant, d’après leur situation administrative, sept personnes sur dix devraient être couvertes. L’association propose de fusionner l’AME dans la PUMa (protection universelle maladie), et donc que les bénéficiaires de l’AME, les étrangers en situation irrégulières notamment, puissent être intégrés au régime général, détaille le rapport qui note que “les bénéficiaires de l’AME arrivent souvent très malades quand ils viennent demander des soins”.
Cette demande fait écho aux critiques de l’AME par certains hommes politiques. Le député LREM Thomas Mesnier avait proposé d’intégrer l’aide médicale d’État au régime général lors des discussions sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, mesure qui n’avait pas été retenue à l’époque, rappelle Le Figaro.
> Le rapport de l’Observatoire de l’accès aux droits et aux soins 2018

 
 

Selon Médecins du monde, «les plus démunis sont exclus du système de santé»

Dans un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, l’organisation alerte sur les conditions de santé dégradées des personnes les plus précaires.

«Les plus précaires sont les plus mal soignés». Le constat dressé par Médecins du monde est sans appel. Dans son dix-huitième rapport annuel sur l’accès aux droits et aux soins des plus démunis en France, rendu public ce mardi, l’association explique que «les plus démunis sont exclus du système de santé».

» LIRE AUSSI Soins médicaux pour les plus démunis: des besoins croissants

L’association se concentre sur l’action de ses médecins dans ses quinze centres en activité en 2017 où 24.338 patients ont été soignés. 12.000 autres personnes ont été approchées dans la rue. De leur expérience sur le terrain, Médecins du monde tire des enseignements sur l’accès à la santé des plus précaires. Et sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Une population jeune qui vit sous le seuil de pauvreté

Majoritairement masculines, les personnes reçues sont principalement des ressortissants étrangers très jeunes. Plus de 98% vivent sous le seuil de pauvreté. Le rapport dresse des conclusions qui interpellent, comme le manque de dépistage: «Les conditions de vie précaires constituent un obstacle important au dépistage dans ces populations qui ont bien souvent d’autres priorités à gérer que leur santé».

En d’autres termes, les patients sont peu vaccinés. Parmi les personnes de plus 15 ans, seulement un peu plus d’un tiers sont à jour de leur vaccination pour la coqueluche, les rougeoles-oreillons-rubéoles (ROR) et l’hépatite virale B.

Toute aussi alarmante est la hausse des mineurs accueillis dans ces centres, soit 3 477 en 2017, avec une moyenne d’âge de 10 ans. Un programme spécifique a été mis en place par l’organisme pour les aider dans leurs démarches. Les femmes sont de même particulièrement touchées, avec un difficile accès aux services de gynécologie. 45.2% des femmes enceintes venues aux centres sont en retard dans le suivi de leur grossesse.

13% seulement possèdent une couverture maladie

Comment expliquer ces inégalités? «L’absence de droits pour certaines populations» ou leur «non-application» sont deux arguments mis en avant par le rapport. La grande majorité des patients accueillis dans les centres ne disposent pas de couverture maladie: 13.3% seulement en possèdent une. Pourtant, d’après leur situation administrative, sept personnes sur dix devraient être couvertes.

Le rapport dénonce la précarité administrative de ces publics. En cause la complexité des démarches surtout, mais aussi les difficultés financières. Difficile en effet d’avancer les frais ou de souscrire à une complémentaire santé pour la plupart des patients de ces centres. Pour les ressortissants étrangers, la barrière de la langue entre également en jeu.

Supprimer l’Aide médicale d’État

Médecins du monde souhaiterait la mise en place d’une sécurité sociale universelle pour tous. «L’aide médicale d’État doit disparaître au profit d’un régime général de la Sécurité sociale plus accessible et étendu à l’ensemble des personnes résidentes de notre pays», détaille le rapport.

«Les bénéficiaires de l’AME arrivent souvent très malades quand ils viennent demander des soins»

Delphine Franget, à la direction des opérations de Médecins du monde

L’association propose de fusionner l’AME dans la PUMa (protection universelle maladie) , et donc que les bénéficiaires de l’AME, les étrangers en situation irrégulières notamment, puissent être intégrés au régime général.

«Avec les lois de 1993 (dites Pasqua), on a isolé les sans papiers dans un système spécifique, précise Delphine Franget, à la direction des opérations de Médecins du monde et qui a travaillé sur le rapport. Auparavant, l’accès à l’assurance maladie n’était subordonné à aucune condition de régularité du séjour. Nous aimerions donc supprimer cette condition». D’après elle, c’est notamment en raison de ce système que les ressortissants étrangers sans papiers accusent des retards dans l’accès aux droits et donc dans l’accès aux soins. «Les bénéficiaires de l’AME arrivent souvent très malades quand ils viennent demander des soins, dénonce-t-elle. Nous aimerions qu’ils puissent bénéficier de la sécurité sociale».

Cette demande fait écho aux critiques de l’AME par certains hommes politiques. Le député LREM Thomas Mesnier avait proposé d’intégrer l’aide médicale d’État au régime général lors des discussions sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018. Mesure qui n’avait pas été suivie à l’époque.

Rapport de la cimade sur le squat les 5 étoiles

https://www.lacimade.org/rapport-dobservation-sur-les-conditions-de-vie-dans-le-squat-du-5-etoiles-a-lille/?fbclid=IwAR0-5oxGc9MsR2S962-Ie43kGCv6j_aZxzrqf06uVxQmQ-WbyJIAQXlx-48

Rapport d’observation sur les conditions de vie dans le squat du “5 étoiles” à Lille

5 novembre 2018

La Cimade Lille est allée le 18 octobre à la rencontre des personnes vivant ce squat afin d’en savoir plus sur leurs accès à un certain nombre de droits fondamentaux

Alertée par des personnes étrangères accompagnées dans le cadre de ses activités et interpellée par des associations et citoyens, La Cimade Lille a mené une enquête le 18 octobre dernier sur le squat dit du « 5 étoiles » à Lille.

Ce dernier est situé dans les locaux d’un ancien entrepôt et a été ouvert suite à l’évacuation le 24 octobre 2017 des personnes installées sur le site de l’ancienne gare Saint Sauveur.

Les membres de l’association y ont rencontré 79 personnes, soit environ la moitié des personnes estimées sur le site, et les ont questionnées sur leur accès à un certain nombre de droits fondamentaux (accès à l’eau, à la lessive, aux toilettes, à une douche, nourriture, soins et hébergement) et sur leur statut (nationalité, âge, date d’arrivée en France et sur le squat, situation administrative).

Nos constats, repris dans un rapport d’observation rendu public le 5 novembre, sont édifiants. Les lieux sont insalubres et les conditions de vie sur place précaires et indignes. Toutes les personnes ont exprimé des difficultés d’accès à l’eau et à l’hygiène. En effet, le seul point d’eau du squat, rétabli le 20 juillet 2018 après une coupure de plusieurs mois, ne garantit pas un accès suffisant à de l’eau potable. Le site n’est équipé ni de WC, ni de douches, alors que les accueils de jour présents sur la ville de Lille sont débordés. La faim fait partie du quotidien de plus de la moitié des personnes du squat qui ne mangent qu’une seule fois par jour, et pas toujours un repas chaud. En outre, alors que l’hiver arrive et que le froid se fait déjà ressentir, toutes les personnes présentes sur le squat n’ont pas de couverture et certaines dorment à même le sol, sans matelas.

Originaires de 15 pays différents (principalement d’Afrique subsaharienne et plus particulièrement de Guinée), les personnes présentes sont âgées à 80% de moins de 30 ans et sont arrivées en France et sur le squat, pour la grande majorité, depuis moins de 3 mois, orientées sur le squat par le bouche à oreille, mais aussi par des agents du département et de la Préfecture.

24% de personnes rencontrées se sont déclarées mineures. En attente d’un rendez-vous pour évaluer leur minorité ou en cours d’évaluation, la moitié de ces personnes auraient dû être prises en charge par le département dans le cadre de l’accueil provisoire d’urgence prévu à l’article L. 223-2 du Code de l’action sociale et des familles (seuls 2 mineurs l’étaient).

Les autres personnes, majeures, sont quasiment toutes en demande d’asile et devraient à ce titre être hébergées durant toute la durée de la procédure d’asile dans le cadre du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile, conformément aux articles L 744-1 et suivants du Code de l’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile.

Ces conditions de vie amplifient la détresse morale des personnes vivant sur le squat et favorisent un climat d’insécurité et de tensions. Si 4 habitants sur 5 appellent le 115, aucune place ne leur est proposée, faute d’hébergement disponible au titre de la veille sociale. Alors que le délai d’attente est sur la métropole lilloise de 90 à 100 jours pour obtenir une première place d’hébergement d’urgence, rejoindre le squat semble être devenu la seule alternative à la rue.

Notre rapport d’observation a été adressé aux autorités compétentes, dont Monsieur le Préfet du Nord et Madame la Maire de Lille. Nous appelons à des solutions d’hébergement pérennes pour l’ensemble de ces personnes conformément à la législation, et demandons, dans l’attente, que soient prises des mesures urgentes afin de garantir le respect de la dignité de ces personnes, notamment en termes d’alimentation, d’hygiène, de santé et d’accompagnement.

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La solidarité en procès

http://www.delinquantssolidaires.org/item/proces-de-solidarite-se-multiplient-partout-europe

Les procès de la solidarité se multiplient partout en Europe

En Belgique, ils/elles sont onze, à être poursuivi.e.s pour être venu.e.s en aide à des personnes qui cherchaient à rejoindre l’Angleterre : quatre hébergeur.se.s, dont des volontaires de la plateforme citoyenne d’aide aux réfugiés du parc Maximilien, et sept hébérgé.e.s, tou.te.s accusé.e.s de trafic d’êtres humains et de participation à une association criminelle.

Leur seul crime : avoir apporté leur aide à des personnes exilées en détresse. Pour cela, ils et elles encourent jusqu’à dix ans de prison. Si le « délit de solidarité » n’existe pas en Belgique, ce jugement pourrait faire jurisprudence dans un contexte d’intensification de la répression politique et policière envers les migrants et les personnes solidaires.

En France, et alors que le Conseil Constitutionnel, en consacrant le principe de fraternité, s’est prononcé pour la protection des actes de solidarité, ce sont sept aidant.e.s qui seront sur le banc des accusés jeudi 8 novembre à Gap. Poursuivi.e.s pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national, en bande organisée ». En avril dernier, ils et elles s’étaient mobilisés contre les violences commises par le groupuscule Génération identitaire envers des personnes exilées dans la région de Briançon. Pour avoir dénoncé la militarisation de la frontière franco-italienne et être venu.e.s en aide à des exilé.e.s menacé.e.s par ce groupuscule, ils/elles risquent jusqu’à dix ans de prison et 750 000 euros d’amende.

En Europe, en 2018, la solidarité continue d’être criminalisée. Que ce soit contre des ONG intervenant en Méditerranée pour mettre en place des opérations de sauvetage, contre des personnes exilées s’étant mobilisées collectivement contre leurs conditions de vie ou de détention ou encore contre des citoyens et citoyennes solidaires, ces attaques sont inadmissibles et doivent cesser immédiatement. La solidarité doit être encouragée et valorisée, elle ne doit pas être réprimée.

Pour demander la relaxe des personnes poursuivies et défendre le droit de tou.te.s aux actes de solidarité, individuellement ou collectivement, mobilisons-nous :

  • Procès de Bruxelles

Ce procès fragilise la situation économique et sociale des différent.e.s inculpé.e.s. Pour les aider à faire face aux frais engendrés par ces incarcérations et ces procès, un appel à don a été lancé : https://www.growfunding.be/fr/bxl/solidarityisnotacrime

Rassemblement devant le Palais de Justice de Bruxelles le 7 novembre : l’évènement.

Pour soutenir les actions de la Plateforme Solidarity is not a crime, le manifeste est ouvert à signature : https://www.change.org/p/solidarity-is-not-a-crime-rejoignez-la-plateforme-sluit-je-aan-bij-het-burgerplatform

Pour plus d’informations, le site web de la plateforme citoyenne Solidarity is not a Crime ou sur Facebook, via leur page.

  • Procès de Gap 

Pour demander la relaxe des 4+3 de Briançon, une pétition a été lancée en plusieurs langues : https://www.lacimade.org/agir/nos-petitions/liberte-et-relaxe-pour-les-7-de-briancon/

Soirée de soutien le 7 novembre à 18h30, à Guillestre organisé par le Comité de soutien au 3+4 de Briançon avec la participation de Massilia Sound System, Compagnie Kta et Passport Quartet : https://www.facebook.com/hauteduranceenresistance/photos/a.117268545273824/732623023738370/?type=3&theater

Pour plus d’informations, le site du comité de soutien des 7 de Briançon : https://www.relaxepourles3plus4.fr/ et leur page Facebook https://www.facebook.com/pg/soutien3plus4db/

  • Signer l’Initiative citoyenne européenne

Pour changer le cadre législatif qui permet aux Etats de poursuivre des personnes ayant agi dans un but non lucratif, un levier est de demander la modification du cadre européen (ici une directive de 2002 dite « Facilitation », qui permet aux Etats de ne pas poursuivre les actes humanitaires, mais leur laisse cependant la possibilité).

C’est l’un des objectifs de l’initiative citoyenne européenne (ICE) pour une Europe solidaire. Un million de signatures de citoyens et citoyennes européennes est nécessaire pour obliger les institutions européennes à se pencher sur nos demandes.

Pour signer l’ICE et en savoir plus c’est par là : https://weareawelcomingeurope.eu/fr/

Voir la vidéo de Stéphan Pélissier, citoyen français, condamné en Grèce pour avoir transporté sa belle-famille jusqu’en France : https://www.youtube.com/watch?v=ZimSEhgmF1I

France Bleu // 23.10.2018 // Nouvelle évacuation du campement de migrants de Grance-Synthe

mardi 23 octobre 2018 à 9:08 Par Viviane Le Guen, France Bleu et France Bleu Nord

Un important dispositif policier est déployé depuis 7h30 ce mardi pour évacuer un camp où vivent environ 1.800 migrants à Grande-Synthe (Nord). Il s’agit de la troisième opération de ce type en moins de deux mois.

Une semaine après une évacuation par les forces de l'ordre, les migrants sont de retour au Puythouck, Grande-Synthe le 25/09/2017Une semaine après une évacuation par les forces de l’ordre, les migrants sont de retour au Puythouck, Grande-Synthe le 25/09/2017 © Maxppp – Marc Demeure

Grande-Synthe, France

Les forces de l’ordre évacuent depuis 8h00 ce mardi le campement de migrants de Grande-Synthe (Nord), où vivent environ 1.800 personnes.

Un important dispositif policier a été déployé à partir de 07H30 à Puythouck, un ensemble de lacs et de petits bois régulièrement occupé par les migrants, en grande majorité des Kurdes irakiens.

“Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance d’évacuation rendue en référé, à la demande du maire de Grande Synthe, par le tribunal de grande instance de Dunkerque le 11 octobre dernier” indique la préfecture du Nord dans un communiqué.

Trois évacuations en moins de deux mois

Elle vise à mettre à l’abri les migrants “dans des structures d’hébergement réparties dans l’ensemble de la région des Hauts-de-France et des régions périphériques”.

Deux évacuations ont déjà eu lieu au mois de septembre. Environ 400 à 500 personnes ont pris la direction de plusieurs centres d’accueil des Hauts-de-France le 28 septembre. Le 6 septembre, les autorités avaient également procédé à une “mise à l’abri” de 539 personnes se trouvant dans une “Jungle” insalubre à proximité de la gare de triage.

Les associations partagent le constat d’une constante augmentation depuis le 6 septembre, mais font aussi régulièrement état de “retours” de migrants depuis les centres d’accueil. La situation est telle que le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême, s’est dit prêt à rouvrir le camp de la Linière, détruit par un incendie en 2017 et qui accueillait 1.500 personnes.

Voix du Nord // Angres, en bordure de l’A26, des migrant.e.s survivent de façon extrêmement précaire

Les migrants ont installé des bâches pour se protéger de la pluie.

Les migrants ont installé des bâches pour se protéger de la pluie.

Elles sont treize associations à signer une lettre ouverte adressée au préfet du Pas-Calais Fabien Sudry pour «  alerter sur la situation inhumaine que vivent les migrants à Angres  ». Après le départ des derniers migrants vietnamiens fin juillet, une petite dizaine d’hommes, pour la plupart d’origine soudanaise ou de pays limitrophes, a rejoint les abords de l’autoroute A26 fin août.

Ils sont aujourd’hui entre cinquante et soixante, majoritairement de jeunes adultes âgés entre 20 et 35 ans, à vivre dans des conditions d’extrême précarité. Parmi eux, on compte également 15 à 20 % de mineurs. «  Ils sont à même le sol et ont récemment récupéré des bâches pour se protéger de la pluie  », décrit Cellia Raiss, de l’association Symbioz Actions.

Deux infirmières se relaient pour gérer les problématiques de santé, qui ne devraient pas aller en s’arrangeant avec l’arrivée de l’hiver et du froid. «  Aujourd’hui, nous voulons interpeller les autorités pour dénoncer la situation. (…) Nous voulons rappeler l’État à son obligation d’humanité.  »

Les associations réclament l’installation d’un abri durable à proximité de l’aire d’autoroute, de douches, de sanitaires et d’un accès à l’eau potable.

L’express// Le maire de GS lance un appel à l’aide

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 01/10/2018 à 18:55

Damien Carême a demandé dans une lettre à Emmanuel Macron de se rendre sur place. Il décrit une situation “intolérable”.

Il tire la sonnette d’alarme. Le maire de Grande-Synthe (Nord), où vivent environ un millier de migrants dans des sous-bois, dénonce dans une lettre au président de la République la “politique cynique” du gouvernement et invite Emmanuel Macron à venir sur place.

Depuis trois semaines, plus de 1000 personnes, selon les chiffres de la mairie, vivent dans le secteur du Puythouck, un ensemble de lacs et de petits bois, près de l’autoroute A16 qui mène au port de Calais, où embarquent les ferrys pour la Grande-Bretagne. “Cette situation devient intolérable alors que le gouvernement refuse toute solution locale de premier accueil, condamnant ces exilés à une déambulation urbaine aux effets désastreux”, écrit le maire Damien Carême dans une lettre datée du 28 septembre et transmise lundi à la presse. “Faute de penser collectivement des solutions pragmatiques, vous nous condamnez à des camps et des jungles ou encore vous condamnez ces êtres humains à l’errance”, poursuit-il, regrettant l’absence de “réponse pérenne”.

Une “politique cynique”

L’édile écologiste, désigné numéro 3 de la liste EELV aux élections européennes, dénonce une “politique cynique” du gouvernement qui peut “foutre (sa) ville en l’air” et invite Emmanuel Macron à venir voir sur place ce que vivent les habitants qui “se sentent, à juste titre, abandonnés par l’État”. Cette politique provoquerait selon l’élu “quelques montées d’intolérance que nous n’avions jamais connues jusqu’alors”.

“Monsieur le Président, vous nous devez aide et assistance alors que notre commune est en danger”, affirme Damien Carême, qui s’était dit en septembre prêt à rouvrir le camp de la Linière, détruit par un incendie en 2017 et qui a accueilli jusqu’à 1500 personnes.

Évacuation vendredi

Une nouvelle opération d’évacuation du campement avait eu lieu vendredi. Les associations, qui évaluent les migrants à 1300, partagent le constat d’une constante augmentation de leur nombre depuis le 6 septembre, date d’une précédente opération d’évacuation, mais font aussi régulièrement état de “retours”.

La préfecture, qui estime à “entre 800 et 1000” le nombre de migrants dans le secteur, affirme que cette augmentation est due “essentiellement à de nouvelles arrivées” et que “l’opération du 6 septembre a porté ses fruits puisque les gens sont restés en centre d’accueil”. Il s’agit très majoritairement de Kurdes irakiens.

Manifeste pour l’accueil des migrant.e.s

Pétition

Manifeste pour l’accueil des migrants

Le Gisti soutient cette pétition pour l’accueil des migrants, lancée par 150 personnalités dont Vanina Rochiccioli, présidente du Gisti, dans les journaux Politis, Mediapart et Regards.

Signez et faites signer le « Manifeste pour l’accueil des migrants ».


Partout en Europe, l’extrême droite progresse. La passion de l’égalité est supplantée par l’obsession de l’identité. La peur de ne plus être chez soi l’emporte sur la possibilité de vivre ensemble. L’ordre et l’autorité écrasent la responsabilité et le partage. Le chacun pour soi prime sur l’esprit public.

Le temps des boucs émissaires est de retour. Oubliées au point d’être invisibles, la frénésie de la financiarisation, la ronde incessante des marchandises, la spirale des inégalités, des discriminations et de la précarité. En dépit des chiffres réels, la cause de nos malheurs serait, nous affirme-t-on, dans la « pression migratoire ». De là à dire que, pour éradiquer le mal-être, il suffit de tarir les flux migratoires, le chemin n’est pas long et beaucoup trop s’y engagent.

Nous ne l’acceptons pas. Les racines des maux contemporains ne sont pas dans le déplacement des êtres humains, mais dans le règne illimité de la concurrence et de la gouvernance, dans le primat de la finance et dans la surdité des technocraties. Ce n’est pas la main-d’œuvre immigrée qui pèse sur la masse salariale, mais la règle de plus en plus universelle de la compétitivité, de la rentabilité, de la précarité.

Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires. À vouloir le faire, on finit toujours par être contraint au pire. La régulation devient contrôle policier accru, la frontière se fait mur. Or la clôture produit, inéluctablement, de la violence… et l’inflation de clandestins démunis et corvéables à merci. Dans la mondialisation telle qu’elle se fait, les capitaux et les marchandises se déplacent sans contrôle et sans contraintes ; les êtres humains ne le peuvent pas. Le libre mouvement des hommes n’est pas le credo du capital, ancien comme moderne.

Dans les décennies qui viennent, les migrations s’étendront, volontaires ou contraintes. Elles toucheront nos rivages, et notre propre pays, comme aujourd’hui, aura ses expatriés. Les réfugiés poussés par les guerres et les catastrophes climatiques seront plus nombreux. Que va-t-on faire ? Continuer de fermer les frontières et laisser les plus pauvres accueillir les très pauvres ? C’est indigne moralement et stupide rationnellement. Politique de l’autruche… Après nous le déluge ? Mais le déluge sera bien pour nous tous !

Il ne faut faire aucune concession à ces idées, que l’extrême droite a imposées, que la droite a trop souvent ralliées et qui tentent même une partie de la gauche. Nous, intellectuels, créateurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne courberons pas la tête. Nous ne composerons pas avec le fonds de commerce de l’extrême droite. La migration n’est un mal que dans les sociétés qui tournent le dos au partage. La liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil sont des droits fondamentaux de l’humanité.

Nous ne ferons pas à l’extrême droite le cadeau de laisser croire qu’elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions, en même temps que ses réponses.



Signez et faites signer la pétition

Téléchargez et diffusez les visuels de la campagne :

  • le texte du manifeste en pdf et en png • la liste des signataires en pdf et en png

Les 150 signataires

Christophe Aguiton, sociologue – Christophe Alévêque, humoriste et auteur – Pouria Amirshahi, directeur de Politis – Ariane Ascaride, comédienne – Jean-Christophe Attias, universitaire – Geneviève Azam, économiste – Bertrand Badie, politiste – Sébastien Bailleul,DG du CRID- Josiane Balasko, comédienne- Étienne Balibar, philosophe – Ludivine Bantigny, historienne – Pierre-Emmanuel Barré, auteur, humoriste – Lauren Bastide, journaliste, féministe – Christian Baudelot, sociologue – Edmond Baudoin, auteur, dessinateur de BD – Alex Beaupain, auteur, compositeur, interprète – François Bégaudeau, écrivain – Yassine Belattar, humoriste – Hourya Bentouhami, philosophe – Alain Bertho, anthropologue – Pascal Blanchard, historien – Romane Bohringer, comédienne – Benoît Borritz, chercheur militant – Alima Boumediene-Thiery, avocate – Rony Brauman, médecin, cofondateur de MSF – Michel Broué, mathématicien – Valérie Cabanes, juriste internationale – Hélène Cabioc’h, présidente de l’Ipam – Julia Cagé, économiste – Robin Campillo, réalisateur – Aymeric Caron, écrivain, journaliste – François Chaignaud, chorégraphe – Patrick Chamoiseau, écrivain – Paul Chemetov, architecte – Monique Chemillier-Gendreau, juriste – Mouhieddine Cherbib, Respect des libertés – Jean-Louis Cohen, historien – Christel Cournil, enseignante-chercheuse – Marie Cosnay, écrivaine – Annick Coupé, syndicaliste – Alexis Cukier, philosophe – Jocelyne Dakhlia, historienne – Jean-Michel Daquin,architecte – Françoise Davisse, réalisatrice – Philippe de Botton, président de Médecins du monde – Laurence De Cock, historienne, Fondation Copernic – Catherine de Wenden, politologue – Christine Delphy, féministe – Christophe Deltombe, président de la Cimade – Rokhaya Diallo, journaliste, écrivaine – Georges Didi-Huberman, philosophe – Bernard Dréano, président du Cedetim – Michel Dru, anesthésiste réanimateur – Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH – Annie Ernaux, écrivaine – Éric Fassin, sociologue, anthropologue – Corentin Fila, comédien – Geneviève Fraisse, philosophe – Bernard Friot, économiste, philosophe – Isabelle Garo, philosophe – Amandine Gay, réalisatrice – Raphaël Glucksmann, essayiste – Robert Guédiguian, réalisateur – Nacira Guénif, sociologue, anthropologue – Janette Habel, politologue – Jean-Marie Harribey, économiste – Serge Hefez, psychanalyste – Cédric Herrou, militant associatif – Christophe Honoré, réalisateur – Eva Husson, réalisatrice – Thierry Illouz, auteur, avocat pénaliste – Pierre Jacquemain, rédacteur en chef de Regards – Geneviève Jacques, militante associative – Chantal Jaquet, philosophe – Juliette, chanteuse, parolière, compositrice – Gaël Kamilindi, pensionnaire de la Comédie-Française – Pierre Khalfa, syndicaliste, coprésident de la Fondation Copernic – Cloé Korman, écrivaine – Bernard Lahire, professeur de sociologie à l’ENS de Lyon – Nicole Lapierre, anthropologue et sociologue – Mathilde Larrère, historienne – Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH – Raphaël Liogier, sociologue, philosophe – Isabelle Lorand, chirurgienne – Germain Louvet, danseur étoile de l’Opéra de Paris – Gilles Manceron, historien, LDH – Philippe Mangeot, enseignant – Patrice Maniglier, philosophe – Philippe Marlière, politologue – Roger Martelli, historien, directeur de la publication de Regards – Christiane Marty, ingénieure-chercheuse, Fondation Copernic – Corinne Masiero, comédienne – Gustave Massiah, altermondialiste – Nicolas Maury, comédien – Marion Mazauric, éditrice – Caroline Mecary, avocate – Philippe Meirieu, pédagogue – Phia Ménard, jongleuse, performeuse, metteur en scène – Céline Meresse, présidente du CICP – Guillaume Meurice, auteur, humoriste – Pierre Micheletti, médecin, écrivain – Jean-François Mignard, secrétaire général de la LDH – Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue – Stanislas Nordey, directeur du Théâtre national de Strasbourg – Ludmila Pagliero, danseuse étoile à l’Opéra de Paris – Willy Pelletier, sociologue, Fondation Copernic – Nora Philippe, auteure, réalisatrice – Thomas Piketty, économiste – Edwy Plenel, journaliste, président et cofondateur de Mediapart – Emmanuel Poilane, président du CRID – Thomas Porcher, économiste – Didier Porte, humoriste – Mathieu Potte-Bonneville, philosophe – Olivier Py, auteur, metteur en scène et directeur du Festival d’Avignon – Bernard Ravenel, historien – Éric Reinhardt, écrivain – Prudence Riff, co-présidente du FASTI – Michèle Riot-Sarcey, historienne – Vanina Rochiccioli, présidente du Gisti – Marguerite Rollinde, politologue spécialiste du Maghreb – Alexandre Romanès, cirque Romanès – Délia Romanès, cirque Romanès – Paul Rondin, directeur délégué du Festival d’Avignon – Alain Ruscio, historien – Malik Salemkour, président de la LDH – Sarah Salesse, avocate – Christian Salmon, écrivain – Odile Schwertz-Favrat, ex-présidente de la Fasti – Denis Sieffert, président de la SAS Politis – Catherine Sinet, directrice de la rédaction de Siné Mensuel – Romain Slitine, enseignant à Sciences Po – Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH – Lilian Thuram, fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme – Sylvie Tissot, sociologue – Michel Toesca, acteur, réalisateur – Marie Toussaint, militante associative, présidente de Notre affaire à tous – Assa Traoré, comité Adama – Enzo Traverso, historien – Catherine Tricot, architecte – Aurélie Trouvé, altermondialiste, agronome – Fabien Truong, sociologue – Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH – Dominique Vidal-Sephiha, journaliste – Jean Vigreux, historien – Thierry Vila, écrivain – Arnaud Viviant, écrivain, critique littéraire – Sophie Wahnich, historienne – Jacques Weber, comédien – Serge Wolikow, historien

Organisations de soutien

Assemblée citoyenne des Originaires de Turquie, Auberge des migrants, Baam, CCFD-Terre solidaire 93, Cedetim, CICP, la Cimade, Coalition internationale des sans-papiers et migrants, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, Coordination 75 des sans-papiers, Coordination 92 des sans-papiers, Coordination 93 des sans-papiers, Droits ici et là-bas (DIEL), Fasti, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, Gisti, Initiatives pour un autre monde, Ligue des droits de l’homme, Roya citoyenne, Syndicat des avocats de France, Union juive française pour la paix (UJFP), Utopia 56