Retour sur le passage de l’Agence de voyageurs

L’Agence de voyageurs ou quand la migration rime -avant tout- avec voyage…

(Par Martine Devries, Dominique Ruelle-Bourgeois, Nan Suel)

Du 07 au 10 avril, trois étudiants-chercheurs de l’ENSAD-LAB, Afrouz, Rahaf et Pejman, sont venus écouter les récits de voyage de ceux qui voulaient bien raconter…C’est un projet sur lequel ils travaillent depuis plusieurs mois : plans, visuels, essais, ce sont des designers, et ils procèdent méthodiquement, en collaboration avec le PEROU, et Sébastien Thiery…

Pour lire la suite de cet article, rendez-vous ici !

Crédits : Rahaf Demashki

Crédits : Rahaf Demashki

 

Parution du Journal des Jungles nouvelle version (numéro 2) !

Oyez, oyez braves âmes ! Le « Journal des Jungles » est de retour !

Oui, c’est vrai, mea culpa, la livraison de ce numéro 2 est quelque peu tardive, mais cela s’explique !

En effet, une bonne nouvelle : la petite équipe de réalisation du Journal s’est agrandie et a accueilli d’une part, trois modestes mais extraordinaires étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD), Rahaf Demashki, Afrouz Razavi et Pejman Mirzaei (chapeautés par Rudi Bauer) et d’autre part, le regard avisé de Sébastien Thierry, coordinateur du PEROU.

Et pour que tout ce petit monde rentre dans le comité de rédaction, il a fallu un peu pousser les murs (de la création) ! Raison pour laquelle nous sommes un peu en retard ! Mais pour quel résultat !

Le Journal est en téléchargement ici. Et en guise d’avant-goût, vous trouverez ci-dessous l’éditorial réalisé par Sébastien Thiéry.

 Bonne lecture et rendez-vous au mois de juin pour le numéro 3 !

Crédits : Afrouz Razavi

Crédits : Afrouz Razavi

Éditorial du Journal des Jungles (numéro 2)

 Faire l’hospitalité : seule politique responsable.

Les tenants de la politique dite « de fermeté » détiennent la solution : il convient d’expulser et de détruire toute installation illicite (compter 100 000 euros pour une telle opération sur un bidonville de 100 personnes, selon les calculs de l’association PEROU), reconduire les clandestins à la frontière (compter 21 000 euros par tête, selon les chiffres de François Gemmene, de l’Institut du développement durable et des relations internationales), rétablir la totalité des postes de contrôle douanier, redéployer par milliers des forces de polices aux frontières, abroger des dizaines de conventions internationales, défaire par conséquent les accords commerciaux qu’elles contiennent et réduire de moitié les ambitions d’exportation, changer de régime afin de se débarrasser des principes fondamentaux de cette République, inviter enfin, une fois exécutées ces quelques formalités, la population française à procréer 2,2 fois plus qu’à l’accoutumé afin de donner à la pyramide démographique une silhouette digne de ce nom et de garantir au pays une survie au-delà de 2050.

 Nul besoin d’être grand clerc pour conclure que l’irresponsabilité et la démagogie sont de ce parti-là : nous n’avons pas les moyens d’expulser toute la misère du monde ! Pire : nous avons besoin de l’accueillir, et dans les meilleurs conditions qui soient. D’où notre obstination, à nous tous qui nous retrouvons sur les terrains où l’hostilité fait rage : faire l’hospitalité, au moins parce que nous n’avons pas d’autre choix que celui-ci.

 Sébastien Thiéry, coordinateur du PEROU (Pôle d’exploration des ressources urbaines)

Recherche de bénévoles pour l’accompagnement des demandeurs d’asile

Vous avez envie de vous engager auprès des migrants qui se trouvent dans le Nord-Pas-de-Calais?

Les associations membres de la Plate-forme de Services aux Migrants (PSM) recherchent des bénévoles pour aider les demandeurs d’asile dans leurs démarches. Pas besoin de connaissances particulières, la PSM vous accompagnera et vous formera à l’accompagnement des demandeurs d’asile en Préfecture ainsi qu’à l’aide à la rédaction de dossiers de demande d’asile.

Lieu : Nord-Pas-de-Calais (Calais, Dunkerque, Norrent-Fontes, etc.)

Plus d’informations : http://www.dunkerque-benevolat.fr/spip.php?article640

Si vous êtes intéressés par ce bénévolat, contactez Clémence Gautier au 06.58.20.60.75 ou à l’adresse mail suivante : contactjuriste@psmigrants.org.

Valls à Calais : Les associations d’aide aux migrants demandent des mesures concrètes

Communiqué de presse

 

Visite de Manuel Valls à Calais

Les associations d’aide aux migrants demandent des mesures concrètes

 

(Paris, jeudi 12 décembre 2013)

Le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls a rencontré aujourd’hui les associations de défense des migrants, lors de la quatrième table de concertation avec le préfet organisée à la sous-préfecture de Calais.

 Alors qu’environ 400 exilés sont présents à Calais et 250 dans le reste de la région, dans une situation de dénuement extrême en pleine vague de froid, les associations d’aide aux migrants ont pu alerter aujourd’hui Manuel Valls sur la situation dramatique de ces populations précaires et réaffirmer la nécessité de mettre rapidement en œuvre des solutions dignes et pérennes garantissant le respect de leurs droits fondamentaux et des engagements internationaux de la France.

Les acteurs qui interviennent auprès des exilés de Calais font état d’un réel manque de dispositifs de mise à l’abri, d’équipements favorisant l’accès à l’eau et à l’hygiène et les expulsions à répétition sans solutions de relogement et sans concertation préalable avec les associations propulsent ces populations dans l’errance et aggravent leur état de santé. La pression policière dont sont encore victimes les exilés à Calais ne font par ailleurs que détériorer davantage leurs conditions de vie.

 Dans un rapport rendu par le Défenseur des Droits en novembre 2012, celui-ci « dénonçait » la situation faite aux migrants : pression policière, expulsion des lieux de vie, destruction des biens personnels et du matériel humanitaire, absence d’hébergement, etc. A la suite de cette réunion, les associations notent avec intérêt la volonté de l’Etat d’expérimenter sur la région des projets de « maisons des migrants » et entendent y être associées rapidement. Les orientations discutées lors de cette table de concertation feront l’objet d’un suivi dans les prochains mois de la part Manuel Valls et la mise en place d’un diagnostic concerté avec les associations a été envisagée. Aucune solution immédiate n’a cependant été proposée pour répondre aux besoins urgents des migrants.

 Si Manuel Valls s’est dit prêt soutenir le projet de « maisons de migrants » avec la participation des associations, la situation d’urgence à Calais n’a pas encore reçu de réponse concrète. Les associations réaffirment avec force la nécessité de mettre en place des mesures immédiates  pour répondre à la couverture des besoins essentiels et urgents des migrants : mise à l’abri inconditionnelle, facilité d’accès à la santé et aux droits, accès à l’eau et à l’hygiène ainsi que pour mettre fin aux pressions policières.

  Associations signataires :

L’Auberge des Migrants, Carrefour des Solidarités, le Collectif Fraternité Migrants Bassin Minier 62, Emmaüs, France Terre d’Asile, la Marmite aux Idées, Médecins du Monde, Terre d’Errance Norrent-Fontes et la Délégation du Secours Catholique du Pas-de-Calais.

CP final Valls 12.12.2013

Morts aux frontières

Dans la nuit du lundi 09 au mardi 10.12.2013, Y.G.E., de nationalité érythréenne et âgé d’une vingtaine d’années, est décédé à Calais. Il souffrait d’une maladie cardiaque et devait prendre un traitement de manière continue. Il s’est rendu à la Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS) de Calais et n’a pas pu obtenir le traitement dont il avait besoin. Il est décédé en essayant de passer la frontière. Mariam Guerey, Animatrice au Secours Catholique de Calais, a rédigé un texte pour lui, que vous pouvez trouver ici).

Un décès de plus. Un nom qui s’ajoute à une liste déjà beaucoup trop longue de personnes migrantes tuées pour des raisons liées (de près ou de loin) au « passage » de la frontière franco-britannique.

Nous reproduisons ci-dessous un texte rédigé par Nan Suel, présidente de Terre d’Errance Norrent-Fontes, à l’occasion d’une cérémonie religieuse en l’honneur des exilé.e.s décédé.e.s le 03.10.2013 lors du naufrage d’une embarcation au large de l’île de Lampedusa.

Une autre frontière. Les mêmes conséquences dramatiques.

 

Des gens sont morts

Tristesse et colère dans le corps et dans la tête

 

Tout le temps, partout des gens meurent, de maladie, d’accident, de vieillesse, de pauvreté, de haine,

C’est la vie, le destin, la volonté de Dieu,

Va savoir, c’est comme ça.

 

Des gens sont morts

Tristesse et colère dans le corps et dans la tête

 

Notre tristesse accompagne la vôtre, vous qui dans ces naufrages, avez perdu un frère, un voisin, un ami

Nous ne pouvons que ça : être avec vous dans ce moment de peine

Nous qui, protégés par notre carte d’identité, par le hasard qui nous a nés, nous ne pouvons imaginer les derniers instants des noyés.  

Et avant eux, de tous ceux que le désert n’a pas enterrés. De tous les autres que les eaux ont emportés.

Ces instants, vous les avez vécus, vous y avez survécus. Et vous voilà ici.

 

C’est la vie, le destin, la volonté de Dieu,

Va savoir, c’est comme ça.

Des gens sont morts

Tristesse et colère dans le corps et dans la tête

 

Colère car s’ils sont morts, si vous avez tant souffert le long du chemin qui vous a amené ici,

Et si ici vous souffrez encore, et si ici d’autres meurent encore en essayant de nager jusqu’aux bateaux,

C’est à cause de lois, de règlements décidés en nos noms.

 

Quelque part, dans un bureau européen

Des gens ont décidé que vous nous faisiez peur,

Des gens ont décidé que vous étiez dangereux,

Des gens ont décidé que vous étiez la cause de nos petits ou de nos gros problèmes

Ces gens ont décidé qu’il fallait vous empêcher de venir vous protéger, de venir vivre ici

Vous en empêcher au prix de votre vie s’il le fallait

Ces gens décident pour nous, en notre nom. Ils mentent ou ils se trompent.

 

Nous ne sommes pas d’accord avec ces gens.

Alors nous nous battrons, avec nos mots, avec nos dons, avec nos corps et puis nos cœurs.

Nous nous battrons jusqu’à ce que ces lois changent, jusqu’à ce que partout, tout homme et toute femme ait le droit de quitter librement son pays pour aller s’installer librement dans le pays de son choix.

 

Des gens sont morts

Tristesse et colère dans le corps et dans la tête

 

Squat V.Hugo (suite) : la justice ordonne « la libération des lieux »

Le jugement est tombé mardi 19.11.2013 : le tribunal de Calais « ordonne la libération des lieux », « au besoin avec le concours de la force publique ». Il ordonne par ailleurs à charge de chaque occupant « une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la signification de la présente décision et jusqu’à libération des lieux ».

Calais

Calais

Les habitants de ce lieu de vie, qui sont majoritairement des femmes, sont donc désormais sous la menace d’une expulsion.

Nous reproduisons ci-dessous le texte qu’elles ont réalisé.

Paroles des femmes de la maison du 51 boulevard Victor-Hugo

Nous n’avons pas d’endroit où vivre, nous asseoir, ou nous reposer. Nous n’avons rien, donc nous voulons rester ici. Nous voulons avoir une chance de rester dans cette maison.

Nous avons quitté notre pays à la recherche d’une vie meilleure et maintenant nous avons encore peur. Jusqu’à quand allons-nous encore avoir peur ? Nous ne sommes pas libres ici, c’est le jeu du chat et de la souris et nous devons toujours fuir, fuir, fuir. Nous sommes venues en Europe pour trouver la liberté, mais où est-elle ?

Nous sommes toutes arrivées par la mer, d’abord au Soudan, en Libye, puis en Italie. Nous fuyons depuis le début de notre voyage. Nous n’avons pas quitté notre pays, l’Érythrée, pour des raisons économiques, nous avions de la nourriture et un abri là-bas. Quelques-unes d’entre nous allaient même à l’université. En Érythrée, les femmes et les hommes doivent faire leur service militaire pendant au moins deux ans, deux ans  qui peuvent devenir des années. Nous n’avons pas d’autre choix que d’y aller et tout le monde s’enfuit parce qu’on en a peur.

Maintenant nous sommes parties, nous avons eu une chance de quitter notre pays et nous ne pourrons jamais revenir. Si nous le faisions, nous serions en grand danger, nous risquerions la prison pour très longtemps, ou nous pourrions même être tuées. Quand nous nous sommes enfuies de notre pays, nous cherchions la liberté. Personne ne s’enfuit de son pays et ne prend autant de risques pour des raisons économiques. Notre voyage était vraiment dangereux, il y a beaucoup de racisme, par exemple en Libye, beaucoup de personnes africaines ont été tuées. Et maintenant, en Europe, c’est le jeu du chat et de la souris : chaque fois qu’on voit un policier, on fuit. Où est la démocratie ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Est-ce que c’est parce que nous sommes illégales, ou que nous sommes noires, que les gens nous traitent comme ça ?

Nous avons besoin de liberté. L’une d’entre nous pense à rester en France, mais après ce que nous avons vécu ici, on ne voit pas la liberté et on ne veut pas subir encore une fois le racisme. Nous sommes venues pour la liberté, pas pour ça. Plus que tout, c’est la liberté qui nous importe, plus que la nourriture, ou l’abri. Une de mes amies a été frappée par la police et jetée dans des ordures, une autre a été conduite en plein milieu de la nuit loin de Calais, et elle a du revenir à pied. Pourquoi ? Pour quelles raisons ? Maintenant, nous n’avons nulle part autre où aller que cette maison. Si elle est fermée, nous serons à la rue. Nous ne voulons pas bouger d’ici. Nous aimerions avoir la chance d’y rester.

 

 

Le squat rue Victor Hugo à Calais : un lieu d’accueil précaire mais fondamental…en sursis

Le squat du 51 Boulevard Victor Hugo existe depuis le 24 Juin 2013. A l’initiative des No Border, il a été ouvert afin de créer un « espace sûr » pour les personnes vulnérables (malades, blessées, isolées), les femmes et les enfants. Cette maison a joué et joue un rôle de refuge pour les personnes vulnérables dont l’intention est de rejoindre l’Angleterre.

Une plainte pour violation de domicile est actuellement en cours d’instruction. La décision du Tribunal sera rendue demain mardi 19.11.2013.

Nous reproduisons ci-dessous la lettre écrite par les habitant.e.s du squat et adressée aux voisin.e.s de ce lieu de vie (également en téléchargement ci-après).

Vous trouverez également en téléchargement le document de présentation de ce squat rédigé par les habitant.e.s.

Squat V.Hugo

« Chers voisins,
Depuis quelques semaines la maison du 51 Bd Victor Hugo est devenue une maison pour des femmes et des enfants en route pour l’Angleterre.
La situation à Calais est devenue déplorable ces derniers temps, surtout avec les propos de Natacha Bouchart, maire de Calais. Elle avilit la population de réfugiés ici à Calais, ces gens qui se sont échappés de leur propre pays par la peur des persécutions, des guerres et de la répression.
Cette maison est désormais le seul refuge à Calais, un endroit où dormir au chaud, cuisiner, faire sa toilette. Malheureusement elle ne peut accueillir tous ceux qui ont besoin de ces droits fondamentaux, donc la décision a été prise de ne l’ouvrir qu’aux femmes et aux enfants. Tandis que les femmes sont à l’abri, leurs maris, leurs frères et amis dorment dans la rue, exposés à toutes les intempéries, surtout avec l’approche de l’hiver.
A Calais il existe plusieurs bâtiments qui appartiennent à la ville et d’autres organisations publiques, qui restent vides et pourraient servir pour abriter des exilés, réfugiés, leur donner des espaces dignes pour dormir au chaud.
Nous trouvons risibles les propos de Bouchart qui dit « j’ai pris connaissance, non sans désolation, de plusieurs plaintes de riverains à l’encontre des nuisances provoquées par un squat installé 51 Bd Victor Hugo à Calais ». Quand, en effet, c’est sa politique dans cette ville qui crée la situation où on se trouve. Ouvrir des squats pour que les gens puissent avoir un toit n’est pas un crime mais un acte de solidarité. La surdité et l’aveuglement de cette maire et de son conseil municipal vis à vis des exilés et les violences policières, les expulsions des jungles et des squats sur les ordres des bureaucrates, c’est cela le terrorisme !
Les hommes que vous voyez devant la maison viennent pour recharger leurs téléphones, chercher des nouvelles ou boire un thé. Si vous pouvez voir parfois des tensions c’est parce que leur survie est vraiment très difficiles dans les rues de  Calais. Mais ils ne dorment pas là.
Nous voulons vous avertir que nous allons faire tout ce qu’on peut pour maintenir la paix autour de cette maison. Nous voulons aussi démentir les propos de madame Bouchart qui dit que nous avons empêché une vieille dame de revenir chez elle après son séjour à l’hôpital. Beaucoup d’entre vous savent que cette maison était vide depuis longtemps et semblait abandonnée. Nous avons proposé à la propriétaire de payer une location mais elle a refusé. Nous payons quand même l’électricité.
Vous n’avez rien à craindre de nous, ni à craindre pour vos maisons contrairement à ce que le maire Bouchart  vous laisse croire.
Vous êtes les bienvenus pour discuter avec nous.
 
Les occupants du 51 Bd Victor Hugo »

Documents en téléchargement :

Lettre aux voisin.e.s

Présentation squat V.Hugo

Immigration : stop aux clichés !

Trop nombreuses sont les idées reçues qui circulent actuellement au sujet des personnes migrantes et, plus généralement, sur le thème des migrations. Pour tenter de déconstruire ces discours, nous reproduisons ci-dessous un tract réalisé par les collègues du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes.

N’hésitez pas à le télécharger ici et à le diffuser !

Stop aux clichés sur l'immigrationD’autres outils ou brochures qui peuvent vous intéresser :

La Cimade, Petit guide pour lutter contre les préjugés sur les migrants

ROMEUROPE : Les Roms, luttons contre les idées reçues

ATD/Quart monde, Pauvreté, immigration, assistanat, fraude… : cassons les idées reçues

Et pour aller plus loin, n’hésitez pas non plus à visiter la page « Outils et brochures » du site dans laquelle vous trouverez un certain nombre de documents à télécharger.

Parution du Journal des Jungles / numéro 1 / versions française et anglaise

Salutations à toutes et tous !

Avec un peu de retard (désolé.e.s.!), voici le second numéro du modeste mais original Journal des Jungles. N’hésitez pas à le lire, le parcourir, l’imprimer (en format A3 de préférence !), le diffuser, le prêter, le donner, le relire, l’encadrer (…).

Par ailleurs, le comité de rédaction cherche toujours à solutionner des difficultés de mise en page concernant les langues orientales (vietnamien, arabe, farsi…). Si certain.e.s. d’entre vous ont de judicieux conseils à nous donner, n’hésitez pas !

Ensuite, nous sommes toujours à la recherche de coups de main pour des traductions en arabe, farsi, amharique et/ou pachto. Là encore, n’hésitez pas !

Enfin, en guise d’avant-goût, veuillez trouver ci-dessous l’éditorial du numéro 1. Bonne lecture et rendez-vous au mois de décembre pour le numéro 2 !

 

ÉDITORIAL

 Entre 200 000 et 400 000 – 29 000, 32 900, 36 800 – 38 803, 41 619, 45 654, 46 467 …

 Ce sont les chiffres des migrants en séjour irrégulier en 2012, des reconduites à la frontière suivis des demandes d’asile (premières demandes et réexamens confondus), depuis 2009 en France.

Mais que vous soyez migrants, exilés, clandestinisés, illégaux, irréguliers, demandeurs d’asile, déboutés, expulsables… pour les associations qui vous accompagnent vous êtes avant tout des êtres humains pas des statistiques.

 Cette vision humaniste motive nos actions.

 C’est un honneur de vous accompagner dans votre parcours migratoire un jour, un mois ou plusieurs années, c’est un honneur de vous rendre visible quand vous êtes relégués aux périphéries des villes dans des endroits insalubres, enfin, c’est un honneur de vous re-donner la parole dans les colonnes de ce journal.

 Le JdJ N°2 sera dédié à l’hébergement.

 Alors que vous soyez d’ici ou d’ailleurs à vos plumes, à vos claviers !

 

A télécharger :

Journal des Jungles n°1 version française

Journal des Jungles N°1 version anglaise